Barème kilométrique 2026 : voiture, moto et cyclomoteur

 

⚠ Ce que « barème 2026 » signifie exactement

Le barème kilométrique dit « 2026 » correspond aux frais de véhicule déclarés en 2026 au titre des revenus perçus en 2025. Ce sont les déplacements effectués en 2025 que vous valorisez avec ce barème lors de votre déclaration de revenus déposée en 2026.

Source : arrêté du 27 mars 2023, reconduit sans revalorisation pour la déclaration 2026 des revenus 2025. Valeurs à confirmer sur Bofip avant utilisation.

 

Le barème kilométrique est l’outil officiel publié par l’administration fiscale pour calculer les frais de déplacement professionnels déductibles. Il s’applique aux voitures, motos et cyclomoteurs, selon la puissance fiscale du véhicule et la distance parcourue.

Ce barème est utilisé par des profils très différents : salariés qui optent pour les frais réels, professions libérales en BNC, exploitants en BIC, et dirigeants de société qui se font rembourser leurs déplacements professionnels. Les règles ne sont pas identiques selon votre statut — ce guide les détaille.

 

LE SOMMAIRE :

  1. Barème kilométrique voitures 2026 (revenus 2025)
  2. Majoration 20 % pour les véhicules électriques
  3. Barème kilométrique motos 2026
  4. Barème cyclomoteurs et vélos 2026
  5. Qui peut utiliser le barème kilométrique ?
  6. Ce que le barème couvre — et ce que vous pouvez ajouter
  7. Le carnet kilométrique
  8. Questions fréquentes

 

Barème kilométrique voitures 2026 (revenus 2025)

⚠ Note éditoriale

Les valeurs ci-dessous sont issues de l’arrêté du 27 mars 2023, reconduit sans revalorisation pour la déclaration 2026 des revenus 2025. Elles doivent être confirmées par un EC ou sur Bofip avant toute utilisation ou publication.

 

Puissance fiscale Jusqu’à 5 000 km De 5 001 à 20 000 km Au-delà de 20 000 km
3 CV et moins d × 0,529 (d × 0,316) + 1 065 d × 0,370
4 CV d × 0,606 (d × 0,340) + 1 330 d × 0,407
5 CV d × 0,636 (d × 0,357) + 1 395 d × 0,427
6 CV d × 0,665 (d × 0,374) + 1 457 d × 0,447
7 CV et plus d × 0,697 (d × 0,394) + 1 515 d × 0,470

« d » représente la distance parcourue en kilomètres sur l’année.

📐 Exemple de calcul (voiture 5 CV, 12 000 km professionnels)

Vous avez une voiture 5 CV et vous parcourez 12 000 km professionnels dans l’année.

Vous êtes dans la tranche 5 001 à 20 000 km.
Formule : (d × 0,357) + 1 395
= (12 000 × 0,357) + 1 395
= 4 284 + 1 395
= 5 679 €

Vous pouvez déduire 5 679 € de vos revenus professionnels (ou les faire rembourser par votre société à ce titre).
[⚠ Recalculer avec les coefficients confirmés pour les revenus 2025 après validation EC]

Voir les formules Captain Compta

Qui peut utiliser le barème kilométrique ?

 

Le barème kilométrique peut être utilisé par plusieurs catégories de contribuables. Les règles varient selon votre statut.

 

Salariés

Les salariés qui optent pour la déduction des frais réels peuvent utiliser le barème kilométrique pour valoriser leurs déplacements professionnels. Cette option est alternative à la déduction forfaitaire de 10 % appliquée par défaut par l’administration.

Plafond déduction forfaitaire 10 % — données 2026

Si vous ne choisissez pas les frais réels, la déduction forfaitaire de 10 % est plafonnée à 14 555 € maximum et à 509 € minimum (déclaration 2026, revenus 2025).

En cas d’option pour les frais réels, les frais kilométriques sont déclarés dans les cases prévues à cet effet de la déclaration de revenus (cases 1AK à 1DK selon la personne concernée). Il faut également pouvoir détailler la nature et le montant des frais déclarés, notamment au moyen d’un carnet kilométrique.

Professions libérales (BNC)

Les professions libérales relevant des bénéfices non commerciaux (BNC) peuvent utiliser le barème kilométrique pour leurs déplacements professionnels, sous réserve de respecter les conditions applicables à leur régime. Le barème couvre l’amortissement du véhicule, l’entretien, le carburant et l’assurance.

Exploitants en BIC

Pour les exploitants relevant des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), le traitement des frais de véhicule dépend de la situation du véhicule : inscrit à l’actif de l’entreprise ou conservé dans le patrimoine personnel. Lorsque le véhicule est à l’actif, les frais réels sont en principe déductibles. Lorsque le véhicule reste dans le patrimoine personnel, le barème kilométrique peut être utilisé pour valoriser la part professionnelle des déplacements.

Dirigeants de société (SASU, EURL)

Le dirigeant d’une SASU ou d’une EURL qui utilise son véhicule personnel pour des déplacements professionnels peut se faire rembourser des indemnités kilométriques par sa société. Ces remboursements constituent une charge déductible du résultat de la société, à condition qu’ils soient justifiés et proportionnés.

Le barème fiscal est la référence habituellement retenue pour fixer le montant de ces remboursements. Un carnet kilométrique doit justifier chaque déplacement.

 

Ce que le barème couvre — et ce que vous pouvez ajouter

Le barème kilométrique couvre notamment la dépréciation du véhicule, les frais d’entretien et de réparation, les pneumatiques, le carburant ou la recharge électrique, ainsi que les primes d’assurance.

Certains frais peuvent être ajoutés séparément lorsqu’ils sont engagés pour les besoins professionnels et justifiés :

  • Frais de péage d’autoroute
  • Frais de stationnement ou de parking
  • Frais de garage
  • Intérêts annuels liés à l’achat à crédit du véhicule (au prorata de l’utilisation professionnelle)

Ces frais doivent être retenus uniquement pour leur part professionnelle et appuyés par des justificatifs.

Le carnet kilométrique : ce que doit contenir chaque ligne

Le carnet kilométrique justifie les déplacements déclarés. Il peut être tenu sur papier, dans un tableur ou via une application dédiée. L’essentiel : il doit être clair, cohérent et vérifiable.

Pour chaque déplacement professionnel, indiquez :

  • La date du déplacement
  • Le lieu de départ et le lieu d’arrivée
  • Le motif professionnel (nom du client, du chantier, du rendez-vous concerné)
  • Le nombre de kilomètres parcourus
  • Le kilométrage au compteur au départ et à l’arrivée si possible
  • Les justificatifs associés : convocation, agenda, facture, bon d’intervention, ticket de péage

L’objectif est de démontrer que les kilomètres déclarés correspondent à des déplacements professionnels réels.

→  Captain Compta met à votre disposition un outil de suivi kilométrique

   captaincompta.fr/calculateur-km

Vos frais kilométriques pris en charge par votre expert-comptable

Optimiser vos frais professionnels, c’est répétitif. Le risque ne vient pas d’une erreur flagrante mais d’une accumulation de petites imprécisions que personne ne voit jusqu’au contrôle fiscal. Votre expert-comptable Captain Compta intègre ces données dans votre suivi mensuel : vous déposez vos justificatifs, il s’occupe du reste.

Ce que ça évite concrètement :

  • Dépasser le seuil de tolérance sans le voir venir — perte de la déduction forfaitaire
  • Manquer le délai de la première déclaration de frais réels : pénalité de 10 % immédiate
  • Confondre barème fiscal et remboursement de note de frais pour les dirigeants de société
  • Oublier la majoration 20 % pour les véhicules électriques
  • Ne pas justifier les frais de péage additionnels déductibles séparément

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Questions fréquentes — Indemnités kilométriques 2026

 

Q : Le barème kilométrique s’applique-t-il aux véhicules électriques ?

R : Oui. Les véhicules électriques peuvent bénéficier du barème kilométrique. Le montant obtenu après application du barème est majoré de 20 % pour les véhicules fonctionnant exclusivement à l’électricité. Cette majoration est applicable aux frais déclarés en 2026 au titre des revenus 2025.

Les frais de recharge électrique et, le cas échéant, la location de batterie sont déjà inclus dans le barème et ne peuvent pas être déduits séparément.

 

Q : Puis-je utiliser le barème kilométrique pour un véhicule loué ou en leasing ?

R : Oui, dans certains cas et selon votre statut : salarié, dirigeant, professionnel libéral en BNC ou exploitant relevant des BIC.

Le principe essentiel est de ne pas cumuler deux méthodes pour les mêmes frais. Si le barème kilométrique est utilisé, il couvre déjà plusieurs dépenses liées au véhicule. Il n’est donc pas possible de déduire en plus les dépenses déjà intégrées dans ce barème.

 

Q : Comment déclarer les frais kilométriques aux impôts ?

R : Pour les salariés, les frais kilométriques sont déclarés dans le cadre de l’option pour les frais réels. Ils doivent être reportés dans les cases prévues à cet effet de la déclaration de revenus (cases 1AK à 1DK selon la personne concernée).

Il faut également pouvoir détailler la nature et le montant des frais déclarés, notamment au moyen d’un carnet kilométrique ou d’un relevé conservé en cas de demande de l’administration.

Pour les indépendants et dirigeants, le traitement dépend du statut juridique, fiscal et social. Dans tous les cas, il est indispensable de conserver un carnet kilométrique précis des déplacements professionnels.

 

Q : Peut-on utiliser à la fois le barème kilométrique et déduire les péages et frais de stationnement ?

R : Oui. Le barème kilométrique couvre notamment la dépréciation du véhicule, les frais d’entretien et de réparation, les pneumatiques, le carburant ou la recharge électrique, ainsi que les primes d’assurance.

En revanche, certains frais peuvent être ajoutés séparément lorsqu’ils sont engagés pour les besoins professionnels et justifiés : frais de péage d’autoroute, frais de stationnement ou de parking, frais de garage, intérêts annuels liés à l’achat à crédit du véhicule (au prorata de l’utilisation professionnelle).

Ces frais doivent être retenus uniquement pour leur part professionnelle et appuyés par des justificatifs.

 

Q : Le barème kilométrique est-il le même partout en France ?

R : Oui. Le barème kilométrique fiscal est un barème national publié par l’administration fiscale. Il n’existe pas de barème régional ou local pour l’application du barème fiscal.

Des conventions collectives, accords d’entreprise ou politiques internes peuvent prévoir des modalités de remboursement différentes ou plus favorables pour les salariés. Toutefois, lorsque les remboursements excèdent les limites admises par l’administration, leur traitement fiscal et social doit être vérifié.

📎 Pour aller plus loin

→ Bénéfice, IS, IR — charges déductibles : benefice-is-ir-charges-deductibles-comment-le-calculer
→ Nos tarifs : tarifs

 

À propos de l’auteur

 

Thierry DA SILVA est Expert-Comptable diplômé, inscrit à l’Ordre des Experts-Comptables. Il accompagne des indépendants, solopreneurs et dirigeants de TPE dans l’optimisation de leurs frais professionnels et la gestion comptable de leur activité.

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